Pélerinage-Chemin Kempt, Marche nordique, danses de ligne et vtt

La légende de la ''Montagne à Fournier''

Légende de la montagne à Fournier


Ci-git

FREDERIC FOURNIER

Noyé le 6 juin 1831,

âgé de 22 ans.


Mort tragique de l'arpenteur F. Fournier.


Frédéric Fournier était arpenteur et venait de St-Jean Port-Joli. Son père, arpenteur lui-même, l'avait préparé à la carrière qu'il devait embrasser plus tard. D'après la tradition, le jeune homme avait fait plusieurs voyages d'arpentage avec lui. Il paraît même qu'une couple de fois il avait failli perdre la vie dans ces explorations.


En 1830, comme nous l'avons dit maintes fois déjà, le Gouvernement du Canada avait commencé la construction du chemin Kempt. Comme il s'agissait d'en faire une route militaire, c'est le département de la Milice qui avait la charge de la surveillance et de la direction des travaux. Aussi, au printemps 1830, le Major Wolfe, avec un fonctionnaire nommé Franchis et le jeune arpenteur Fournier, étaient venus faire le tracé et surveiller l'exécution des travaux de la première partie de la route, qui s'étendait de Métis au lac Matapédia. On en avait pas fait d'avantage cette année-là. L'année suivante, on devait se rendre à Ristigouche et compléter l'ouvrage.


Donc au mois de mai 1831, Fournier quittait sa belle paroise de St-Jean Port-Joli pour la forêt inhabité de la Matapédia. Il accompagnait encore le Major Wolfe et une équipe d'ouvriers. D'après la tradition, les voyageurs s'étaient rendus par le tracé fait l'année précédente, jusqu'au lac Matapédia, où des Micmacs devaient venir les approvisionner. Mais par la suite d'un malentendu probable, ces derniers ne vinrent pas. Vainement on les attendit avec angoisse pendant seize longs jours. Bientôt, toutes les provisions de bouche furent épuisées et les valeureux explorateurs connurent les affres de la faim.


Voyant que les secours attendus ne venaient pas, ils prirent alors le parti de construire un radeau et de se rendre eux-même à Ristigouche, par le lac et la rivière Matapédia. Quatre hommes le montaient: le jeune arpenteur Fournier et 3 autres. Tout alla bien jusqu'au ''Ruisseau Sauvage'' qui coule à mis

distance à peu près entre Amqui et Lac au Saumon. À cet endroit le cours d'eau est très rapide, surtout le printemps. Les liens qui retenaient les pièces du radeau construit à la hâte durent se rompre. Ou bien l'embarcation elle-même chavira dans les rapides. Toujours est-il que les quatre malheureux plongèrent dans les flots. Trois d'entre eux furent assez heureux de se cramponner aux branches du rivage et se sauver de la mort. Mais l'infortuné Fournier ne revint jamais à la surface. C'est en vain que ses compagnons le cherchèrent: les flots ne voulaient plus rendre leur victime.


Plusieurs mois après, les Indiens qui faisaient la chasse et la pêche sur le bord de la rivière, à l'endroit où se trouve aujourd'hui la sépulture du jeune Fournier, trouvèrent un cadavre flottant sur l'eau, dans un remous de la rivière. Il portait une bague au doigt avec les deux initiales F.F.. Les Indiens ne sachant trop si ce cadavre était celui de Fournier, et se doutant bien que cette bague servirait à son identification, essayèrent de la lui enlever. N'ayant pu y parvenir, ils lui coupèrent la main et la portèrent au curé de Rimouski, à cette date, Messire Thomas-Ferruce Piquart dit: Destroismaisons. Celui-ci reconnu les initiales du jeune arpenteur et s'empressa d'avertir la famille. Et, en attendant qu'on pû venir chercher le cadavre, il demanda aux Indiens de l'inhumer sur les bords de la rivière, à l'endroit où on l'avait retrouvé.


Les parents de la malheureuse victime durent bien projeter de transporter sa dépouille mortelle dans le cimetière de sa paroisse natale, mais ce projet n'eut pas de suite, au moins dans les premières années. Aussi Frédéric Fournier dort son dernier sommeil, depuis quatre-vingt-dix ans déjà, sur les bords de la rivière Matapédia, au pied de la montagne, qui depuis cet accident a pris son nom.


On écrivit une complainte sur ce fait, et elle se raconta plus tard au coin du feu.


L'histoire dit aussi que: quelques années plus tard, quand la route du chemin Kempt fut terminé, les parents du jeune arpenteur seraient venus exhumer son corps de sa première sépulture et auraient tenté de la transporter dans le cimetière de sa paroisse natale. Le cadavre retiré de sa fosse, fut placé dans une voiture attelée de deux chevaux. Quand il fut temps de partir, on commande les bêtes, mais elles refusèrent d'obéir. On eut beau les fouetter, les fouetter encore, elles ne voulurent pas avancer d'un seul pas... On comprit, dit la légende, que la montagne à Fournier avait adopté le pauvre jeune homme et qu'elle ne voulait plus le laisser aller... On tenta cependant une autre expérience. Le cadavre fut placé dans un canot conduit par deux Indiens, qui essayèrent de remonter le cours de la rivière Matapédia. Mais les deux Indiens eurent beau faire ployer leurs avirons sous le poid de leur corps, le canot refusa d'avancer... On insista pas d'avantage et on remis le cadavre dans la fosse. Voilà la légende à laquelle croient encore quelques vieux de la région, et il ne faudrait pas essayer de les contredire.

Image gracieuseté de Alain Levesque

Pour rendre justice aux parents du jeune Fournier, ajoutons qu'en 1864, lors de la construction de la ligne du télégraphe dans la Vallée, un de ces frères vint exhumer ses restes, pour les transporter à St-Jean Port-Joli. Mais il n'y trouva plus que quelques fragments d'ossements. Il demanda alors aux ouvriers qui travaillaient là de faire le petit enclos, qui existe encore aujourd'hui, et d'y planter la croix avec l'inscription que le temps n'est pas encore parvenu à affacer.

 

légende wikipédia...



10/02/2009
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