Pélerinage-Chemin Kempt, Marche nordique, danses de ligne et vtt

Pélerinage chemin Kempt

Actuellement un c.a. provisoire travaille à la réalisation d'un pélerinage qui empruntera le tracé du premier chemin construit au début des années 1800.

 

Le chemin Kempt a été nommé en l'honneur de Sir James Kempt, gouverneur du Canada de 1828 à 1830. Il fut l'instigateur de ce projet d'envergure. Ce chemin était la première voie terrestre qui liait toute la région du fleuve Saint-Laurent aux provinces maritimes. Celui-ci facilita la colonisation de petits villages. Il traverse la péninsule Gaspésienne du Grand-Métis jusqu'à Restigouche Sud-Est.(97 milles de longeur)

 

Je veux vous relater un peu de son historique et vous faire découvrir l'idée sous-jacente de cette démarche.

 

Mon livre de chevet actuel s'intitule: 1855-1955, un siècle de labeur, de foi et d'honneur; Saint-Octave de Métis.

 

L'Honorable Louis-Joseph Gagnon, un des membres du Comité de Recherches Historiques, y écrit ceci a propos du chemin Kempt:

 

- Le Chemin Kempt, route militaire.

A la mort du Seigneur John McNider (1807-1829)(j'y reviendrai peut-être sur sa présence dans ce coin de pays.), commence une ère nouvelle pour la Seigneurerie de Métis et elle aurait certe vu un grand ralentissement dans son développement, n'eut été l'évènement d'importance que fut la construction du chemin Kempt, route militaire entreprise à cette période par le Gouvernement Impérial pour relier les Maritimes au fleuve St-Laurent.

 

Ce projet d'envergure était en bonne voie de réalisation au décès de John McNider et c'est lui sans aucun doute qui en avait préconisé la construction et qui en avait amené les autorités gouvernenmentales à en entreprendre l'exécution. Effectivement, c'est en 1824, sous l'administration de Sir James Kempt, gouverneur-général des colonies anglaises en Amérique, que le premier relevé de ce chemin militaire fut effectué par James Crawford qui pénétra dans la forête par le Ruisseau Brand et explora vraisembleblement toute la région intérieur de la seigneurie de Métis, jusqu'à la tête du Lac Matapédia.

 

En 1829 eut lieu une nouvelle exploration dirigée par M. Wm McDonald, qui traça la route de pénétration où elle se trouve aujourd'hui (1955) et que l'on connait depuis sous le nom de ¨Chemin Kempt¨.

 

Les travaux de déblais commencèrent en 1830 sous la surveillance du même M. McDonald et du Major Wolfe, ingénieur de l'armée et ils furent terminés en 1832. Ce chemin construit pour fins militaires, avait son point de départ à Grand-Métis pour déboucher à la pointe de Restigouche, au fond de la Baie des Chaleurs. Il devait servir au transport des dépêches et des troupes entre Québec, la Baie des Chaleurs et les provinces maritimes. Les autorités militaires de Québec entendaient y maintenir, non seulement des courriers, mais aussi des postes pour assurer la protection des voyageurs au cours d'un trajet d'au delà de cent milles en forêts vierges, qu'il fallait traverser pour passer du versant du St-Laurent à la Baie des Chaleurs.

 

Le chemin Kempt ne fut pas construit avec beaucoup de soin et resta une route difficilement praticable jusqu'en 1840. Il n'y a pas de doute que les courriers qui transportèrent la malle et toutes les dépêches officielles de Métis à Restigouche furent des habitants de ce coin de pays. Cette voie fut la seule route desservant toute la région jusqu'en 1867, date ou fut terminé le chemin Matapédia.

 

A la création de cette route que fut le chemin Kempt, plusieurs habitants vinrent s'y établir du côté de la Seigneurie de Métis jusqu'à Tartigou, soit: les Dumas, les Jalberts, les Charette, Jean, Michaud, Ouellet et puis Desrosiers.

 

Reculons maintenant jusqu'en 1922 date ou paru le livre de l'Abbé Jos. D. Michaud:    (Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia.) M. Michaud était alors Curé de Val-Brillant.

page 42 Art. 4- Historique de la construction du Chemin Kempt.

 

Nous trouvons dans une lettre, écrite à New-Carlisle, Bonaventure, par William McDonald, au Secrétaire d'État du temps, tout l'historique de la construction du chemin Kempt, jusqu'en 1838.

 

Rien ne manque à ce document, depuis le nom de l'inspirateur du projet de cette route jusqu'à ceux des ingénieurs et des arpenteurs eux-mêmes. Il est bon de noter peut-être qu'à cette date, 1838, il s'agissait de terminer cette voie entreprise en 1830, et dont certaines parties n'avaient été qu'ébauchées, pendant que d'autres n'avaient pas même été commencées.Deux options étaient chaudement discutées alors sur le cours qu'elle devait suivre, depuis ­­­'' Les Fourches'' (Causapscal), jusqu'à Restigouche. Certains étaient d'avis qu'il fallait lui faire suivre les méandres de la Rivière Matapédia, pemdant que d'autres la voulaient passer à l'intérieur des terrres. C'est cette discussion qui a provoqué la lettre que nous allons citer et qui, encore une fois, donne l'htstorique des travaux faits jusqu'en 1838.

 

                                                                     New-Carlisle, 31 août 1838.

Monsieur Charles Buller, Secrétaire Civil, à Québec.

Monsieur,

En conséquence d'une requête faite pour demander de changer le tracé d'une partie du Chemin Kempt et de le passer le long des rivières Matapédia et Restigouche, plusieurs colons établis sur les bords de cette route m'ont demandé de m'occuper de cette affaire et d'en faire un rapport.

En ma qualité d'Agent du Département des Terres de la Couronne pour ce district, en même temps que l'Inspecteur employé pour la construction pour la plus grande partie de ce chemin, il ne semblera pas mauvais de ma part de consigner ici les faits et les observations qui vont suivre, pour l'information de Son Excellence le Gouverneur en Chef.

L'attention du Gouvernement sur l'importance, au point de vue militaire, d'une voie reliant les Provinces de l'Amérique Britannique du Nord, semble avoir été attirée lorsque Isaac Mann, Écuyer, de Restigouche, lui soumit un plan de la Matapédia, avec un projet de route qui devait la traverser. Mais, M. Mann semble avoir été conscient des obstacles qu'il rencontrerait, quand il note que pratiquement un chemin le long de la Matapédia ne pourra être connecté aux ''fourches'' que par le moyen d'une voie ferré au pied des montagnes qui bordent la rivière.

Les Commissaires nommés par son Excellence Sir James Kempt pour explorer et ouvrir ce chemin furent deux hommes qui avaient déjà traversé ce territoire depuis Métis, jusqu'à Ristigouche. Dans une lettre, portant la date de 1829, ils avertirent le Colonel York ''qu'une expédition avait été organisée, sous les ordres de M. Mac-Donald, dans le but de s'enquérir de la possibilité de construire une route le long de la rivière et du Lac Matapédia; mais que cette expédition devait être suivie d'une autre qui aurait pour objet d'explorer l'intérieur, sur le côté est de la rivière, pour s'assurer si on n'y rencontrerait pas plus d'avantages.

Après un examen attentif des deux rives de la rivière, on en vint à la conclusion qu'un chemin n'était pas pratiquement possible le long de la Matapédia, jusqu'aux ''fourches'', (autrement que par le moyen de chemin de fer, etc.) On explora ensuite l'intérieur, et on y trouva une route praticable. Cette route fut alors ouverte sur un parcours de quarante milles jusqu'aux ''fourches'' et de trente milles jusqu'à la tête du lac et, continuée ensuite jusqu'à ce qu'on eut dépensé de 2500 à 3000 Livres. Puis on eut instruction de diviser les terrains bordant cette route en lots de 100 âcres, pour les vendre à des colons. Et 2,738 âcres furent immédiatement acquises par des personnes qui s'étaient déjà établies sur ces terres.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur,

                                      votre très obéissant et très humble Serviteur,

                                                                              (signé) WM. Mac-Donald.

 

La dernière partie de la lettre que nous venons de citer est un plaidoyer en faveur de la route de l'intérieur. Une autre partie de cette lettre est à venir.

 

La route proposée avait une longeur de 97 milles et 3/4, et s'étendait de Métis, sur le St-Laurent jusqu'au ''Ruisseau des Officiers'' sur la Ristigouche. De là, elle longeait le côté nord de la rivière de ce nom jusqu'à la tête de la Baie des Chaleurs. Commencée en 1830, elle fut terminée em 1832. Elle avait coûté $29,064.00, de 1829 à 1833.

 

Voilà, de Métis au Lac Matapédia, cette route était à peu près passable. Sur les bords du Lac, on avait fait à peu près que le tracé. Un bac prenait les passagers à la Tête du Lac (Sayabec), et les transportait jusqu'à la Décharge (Amqui), où le chemin se continuait, plus ou moins ébauché, jusqu'à Restigouche. Il sera amélioré un peu plus tard. N'empêche que dès lors, il rendit de réels services. Les postillons y faisaient le tranport des postes et des voyageurs. D'après le grand ouvrage canadien Canada and its Provinces, le prix du passage pour les voyageurs, de Québec à St-Jean, N.B., par cette route, était de douze Louis et dix schellings, en notre monnaie, cinquante dollars(1922).

 

Avez-vous entendu parler de légende de la montagnes à Fournier.?.j'y reviendrai.

 

Donc en 1832, ce n'était qu'un ébauche de chemin. La partie la mieux entretenue était celle entre Métis et le Lac Matapédia. De Amqui à Restigouche, c'était une succession de bourbiers et de précipices. Les chevaux attelés pouvaient y passer mais combien difficilement! Pendant de longues années, surtout en hiver, des chiens attelés à des traîneaux remplacaient les chevaux pour le service du transport des postes.

 

Voilà ce qu'était le chemin Kempt dans ces premières années; lamentable à un point tel que même la Législature du Nouveau-Brunswick s'en plaignait officiellement. Elle prétendait avec raison qu'à une certaine époque de l'année, cette route était si mauvaise qu'il était absolument impossible d'y faire convenablement le service des postes.

 

Voici d'ailleurs une description peu flatteuse qu'en fait Jonhston, dans un ouvrage ayant titre:''Notes on North America (édit.1850). '' This road is very rude and difficult one. It is barely blocked out of sufficiant width to allow a wagon with one horse to pass. The trees are cut down and hauled off, boulder stones and small inequalities removed, and bridges built where they are absolutely necessary. Only horse of the country which all their lives have been trained to it, could conduct even light waggons across the numerous steep hills over which the road passes.''

 

Dans ces conditions, on comprends que ce n'était pas un voyage d'agrément que le trajet de Métis à Restigouche, à cette époque. De nombreux accidents se produisirent: des voyageurs moururent de froid ou de misères. D'autres se noyèrent en esssayant de traverser les rivières, surtout à l'époque de la crue des eaux du printemps ou de l'automne.

 

C'est pour parer à ces malheureux incidents que, dès 1833, le Parlement du Canada avait demandé au Gouvernement Impérial de l'autoriser à placer, sur le Chemin Kempt, quatre postes avec autant de gardiens, pour recevoir les voyageurs et les postillons. et leur porter secours en cas de besoin. suite du texte dans un autre article intitulé: ''Chemin Kempt, partie 2''

 

A BIENTÔT



16/01/2009
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